comportements troublants

Publié le par Spikehead

Après le décès de son frère aîné, Steve Clark et sa famille décident de prendre du recul face à ce traumatisme. Ils viennent donc s’installer sur l’île de Cradle Bay. Mais, dans ce nouveau milieu, où ils espéraient trouver calme et tranquillité, plane une atmosphère étrange. Au lycée, Steve remarque très rapidement la prédominance malsaine d’un groupe d’élèves, à la fois respectés et craints, les "rubans bleus". Petit à petit, la brisure entre ce clan et le reste de la communauté estudiantine se fait nettement sentir, jusqu’à s’immiscer dans toutes les couches de la population. Même la police semble protéger les éléments de ce groupe qui réunit, selon certains critères, l’élite locale. Mais les évènements se précipitent autour de Steve et d’étranges changements de comportements (d’où le titre, d’ailleurs) font leur apparition dans le "berceau" de Cradle Bay.
Est-ce le résultat d’expériences, de dépendances à certains narcotiques, ou plus simplement de la paranoïa qui commence à s’installer aux abords du lycée de cet univers insulaire ?

Loin d’être révolutionnaire, ce scénario de Scott Michael Rosenberg aborde les thèmes des perversions scientifiques, de la manipulation des masses par la standardisation de l’individu, tout cela, bien entendu, sous l’œil attentif du savant fou.
Malgré des qualités et d’évidents moyens mis à la disposition de David Nutter ("X Files ", "Millénnium"), on a un peu de mal à pénétrer l’atmosphère de Cradle Bay, surtout après l’implantation de Nick Stahl, surprenant dans son rôle de collégien paranoïaque, car le couple James Marsden, dans le registre "beau gosse un peu trop parfait", et Katie Holmes manque singulièrement de crédibilité au cours de leur fuite à la "Body Snatchers".
Il reste, tout de même, les apparitions sporadiques, souvent surprenantes et toujours à propos de Willliam Sadler.  
Au vu de sa durée réduite, 1h20, on peut se demander si sa sortie n’a pas été victime du syndrome du massacre de Littleton, au Colorado, et donc de la censure bien pensante américaine.
Quelques scènes, tout de même, nerveusement mémorables, comme celle de l’implantation, sont à mettre au crédit de ce film.

 

 

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Publié dans CF: critique de film

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S
Là par contre, je ne suis pas trop de ton avis. J'avais trouvé ce film pas si mal. Cela dit, dans la critique de Mad Movies on apprenait que la première version du film était bien meilleur (le personnage joué par James Marsden ayant nettement plus de consistance). bref, merci la censure et merci les lois du marché !
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