The prodigy
C'était sans compter l'énergie de ce bidouilleur hors pair ainsi que celle de ses invités, parmi lesquels Juliette Lewis, Kool Keith ("Wake Up Call" et "You'll Be Under My Wheels"), Twista sur le tres electro breakbeat "Get Up Get Off" et Liam Gallagher sur "Shoot Down". [Madonna et David Bowie auraient également pu être de la partie si Howlett n'avait refusé de se plier aux caprices de l'une et à la boulimie musicale de l'autre].
On pouvait tout craindre de ces collaborations : qu'elles ne soient que des greffes de la dernière chance sur un arbre malade, ou encore qu'elles orientent la "techno" dure et percutante de The Prodigy vers un mélange pop-rap bien étranger à l'esprit originel du groupe. Que chacun se rassure : Always Outnumbered, Never Outgunned n'a rien à envier à son prédecesseur. C'est un disque 100 % electro, gorgé d'adrénaline, dans lequel les big beats et les voix retravaillées comme des samples se disputent tour à tour la vedette. Dixit Liam Howlett : "Ce disque résume simplement ce qu'a toujours été The Prodigy : une musique basique et brutale, un peu folle et idiote aussi. Je n'ai jamais voulu apporter un truc novateur, car je crois que tout a été fait auparavant... (source : Rock & Folk, septembre 2004).
Si l'on reconnaît bien la "pâte" Prodigy sur cet album, on notera tout de même un changement par rapport aux opus précédents : l'ambiance y est moins sombre et beaucoup plus festive. L'absence de Keith Flint(il fait quand meme une apparition dans Spitfire) et de sa voix aux accents rageurs, que remplace une floppée de voix féminines (ma parole, il a engagé tout un contingent de pom-pom girls sur "Action Radar" !) y est probablement pour quelque chose. Tout comme le fait que, pour composer les douze titres qui constituent l'album, le leader du groupe ait quitté son déprimant Essex natal pour plonger dans l'effervescence de la capitale.
Reflets de cette insouciance retrouvée : le single "Girls", qui doit son titre à la présence inoubliable des Ping Pong Bitches (ça ne s'invente pas...), le morceau "Action Radar" ou encore la reprise de "Thriller" sur "The Way It is". A ce propos, si vous rencontrez Howlett dans la rue, ne lui dites surtout pas qu'il a samplé du Michael Jackson, cela risquerait de le mettre en colère. Pour lui, le single interplanétaire de 1982 demeure attaché à l'unique nom de Rod Temperton...
Le morceau-phare de l'album demeure malgré tout "Hot Ride", duo explosif avec l'actrice Juliette Lewis (vue dans tueurs nés d'Oliver stone) dont la personnalité trash se confirme au travers d'un chant plutôt enervé. La ressemblance avec Courtney Love saute aux yeux : ces deux-là devraient se rencontrer, si ce n'est déjà fait (Lewis est en effet la chanteuse d'un groupe rock nommé "The Licks"...). En comparaison, le duo avec le leader d'Oasis, pourtant bien foutu (les guitares se confondent habilement avec la chant défoncé de Liam), manque d'originalité mais pas de puissance. Gallagher, dont le frère avait déjà prêté sa voix aux Chemical Brothers sur l'album Surrender, ne s'est ici visiblement pas foulé.
Toujours est-il qu'avec cet album, The Prodigy ne démérite pas et prouve qu'on peut se renouveler sans pour autant perdre son identité. Always Outnumbered, Never Outgunned permet également à Liam Howlett de rappeler au monde entier qu'il est bien l'âme du groupe, et que c'est de lui que dépend l'avenir de la musique electronique. Mégalo, le petit Howlett ? Non, juste sûr de lui...Il y a neanmoin une chanson qui manque a l'appelle,il sagit de l'excellentissime Baby's got a temper (qui ma profondement marqué a vie!!!)qui aurait du figuré sur l'album.Ce single est tout simplement explosif et defonce les oreilles mais bon...je vous laisse le decouvrire seul si vous reussisez bien sûr à le trouver sur internet parsque non seulement il est censuré mais il a egalement susité la polemique pour les paroles jugés trop explicites mais apres tous, ça reste du prodigy c'est a dire fun,impressionnant et dejanté....
Peace hacker. ![]()
